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Gare au krach , jamais la Bourse et l’immobilier n’ont été aussi chers en même temps !

24/10/2021

Les actions, l’immobilier et les obligations ont atteint de un niveau de cherté maximum et en même temps et c’est la première fois dans l’Histoire que les taux d’intérêt sont négatifs sur beaucoup des obligations d’Etat .  La sonette d’alarme est tirée à quand un dégonflement de la bulle ?

 

 Wall Street a renoué avec son récent record historique, tandis que les autres marchés d’actions évoluent proches de sommets majeurs. L’heure est à la fête sur les Bourses de la planète. Et cela malgré toutes les préoccupations actuelles sur les difficultés d’approvisionnement, la cherté de l'énergie, l’inflation des prix , la remontée des taux d’intérêt, les craintes d’infléchissement par les banques centrales de la politique monétaire, les remous sur l’immobilier et la baisse de croissance en Asie .

 

 Pour Charles Monot, co-fondateur et gérant de Monocle Asset Management , Wall Street tire à la hausse toutes les autres avec un phénomène d’ancrage ; les Bourses de la planète ont alors emboîté le pas à la Bourse américaine, avec pour effet une forte volatilité des transactions . Les actions sont actuellement historiquement chères, avec un niveau comparé au plus haut en 150 ans, comme durant l’épisode de la bulle spéculative de la fin des années 90. Et selon Charles Monot, en cas de forte chute des marchés il reste peu de placements pour se mettre à l’abri actuellement,. Sur les actions, seuls les secteurs d’activité “peu à la mode” ou “à l’ancienne” valent moins chers, en termes relatifs, note-t-il.

Il existe pour lui une bulle alimentée par la politique monétaire ultra-accommodante des banques centrales qui ont inondé la planète de liquidités et écrasé les taux d’intérêts , l’arrivée d’investisseurs d’un nouveau genre (investisseurs particuliers adeptes des réseaux sociaux et des placements à courte vue...) , dénonce l’expert.

 

 La bulle financière actuelle est aussi alimentée par l’effet TINA (there is no alternative : pas d’alternative apparente aux actions, vu l’extrême faiblesse des taux d’intérêt et de la rentabilité des placements alternatifs). Mais gare aux effets pervers de l’effet TINA ! C’est en effet la première fois que les taux d’intérêt sont négatifs sur les obligations d’Etat et que les actions, l’immobilier et les obligations ont atteint de tels niveaux de cherté en même temps. Charles Monot,  souligne qu’à chaque fois que les actions ont été aussi chères dans l’Histoire, ça s’est très mal terminé pour les investisseurs.

“Les investisseurs en actions pensent qu’en cas de forte chute des cours, les banques centrales viendront sauver la situation. Mais en cas de nouveau choc , comme elles ont  tiré leurs cartouches pendant la crise du Covid-19, les grands argentiers sont en manque de munitions. Il y a un inquiétant sentiment d’invulnérabilité.  Les marchés d’actions sont  actuellement très dangereux”, juge l’expert. En comparaison entre 2000 et 2002, la Bourse avait connu un krach larvé d’envergure, après que la Fed avait fortement abaissé son taux directeur. Quand le prochain krach boursier arrivera, la bulle financière se dégonflera, mais les grands argentiers Jerome Powell (Fed) et Christine Lagarde (BCE),  “auront moins d’outils à leur disposition”, souligne-t-il. “Entre 1999 et 2002, LVMH avait fondu de moitié en Bourse alors que les profits avaient peu baissé ”, rapporte l’expert. Un phénomène qui pourrait être réédité dans un avenir pas si lointain, pour l’ensemble du marché d’actions…

 

 Souvent les investisseurs en actions semblent avoir des attentes extraordinaires. L’exemple de Tesla est emblématique. Alors que le constructeur de voitures électriques vaut déjà près de 850 milliards de dollars, soit autant que le cumul de tous ses concurrents, l’action correspond déjà actuellement “à sa valeur théorique de dans 10 ans, et encore, seulement si tout se déroule comme l’espère Elon Musk”, calcule l’expert.

Autre exemple, celui de Zoom, valorisé 82 milliards de dollars, pour des profits annuels estimés à 1 milliard, alors que la croissance spectaculaire est désormais derrière nous et qu’il y a actuellement beaucoup de concurrence (Google Meet, etc.). Plus près de nous, en France, un ténor de la high-tech comme Dassault Systèmes se paie environ 90 fois les profits. C’est excessif et c’est dû en partie à un effet rareté : comme il y a peu de valeurs technologiques d’envergure en Europe, il y a un effet entonnoir : les investisseurs misent massivement sur une poignée de géants de la high-tech, ce qui tire leurs multiples de valorisation vers le haut. Décidément, mieux vaut être prudent et très sélectif en Bourse, actuellement…

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