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Colère des propriétaires contre le nouveau DPE

04/10/2021

 Depuis l’entrée en vigueur du nouveau DPE , les professionnels de l’immobilier et certains propriétaires s’aperçoivent d’une dégradation énergétique du parc de leurs logements.

 

Depuis que son calcul a été modifié, le 1er juillet , le nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE), montre d’inquiétants dysfonctionnements . Ce document classe les logements selon leurs performances énergétiques et, désormais, leurs émissions de gaz à effet de serre, en sept catégories, de A, la meilleure, à G, la pire. L’enjeu est important, car environ 4,8 millions de logements, soit 17 % du parc, déjà étiquetés F et G et considérés comme des passoires thermiques, seront bientôt interdits à la location à partir de 2025, pour la catégorie G et en 2028 pour la catégorie F  et les logements notés E, au nombre de 7 millions avant la réforme, seront inlouables à partir de 2034.

 

 Tout juste mis sur les rails, le nouveau DPE, applicable depuis le 1er juillet 2021,  celui-ci subit les foudres des propriétaires et des professionnels de l’immobilier , ils constatent une «dégradation des classements énergétiques du parc de logements français». Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) affirme : «Le nombre de logements F et G (logements les plus énergivores), qui sont directement impactés les obligationsde travaux dans la loi Climat et résilience, est pratiquement  en train de doubler».

 

 Selon la Fnaim, l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi) et Plurience (les 13 plus gros acteurs de la transaction et de la gestion immobilières) depuis l’entrée en vigueur du nouveau DPE , les passoires thermiques recensées sont maintenant entre 7 et 8 millions,  alors qu’en 2020 le ministère de la Transition énergétique estimait le nombre  à 4,8 millions était . Pourtant, selon le gouvernement, au moment de l’élaboration de la nouvelle version du DPE , seuls 800.000 logements, devaient être rétrogradés au statut de « passoire thermique » et autant devaient en sortir. Pour, avec au final, un nombre inchangé .

 

 «Sur le terrain, ce n’est pas du tout ce que nous constatons», s’emporte Jean-Marc Torrollion et Christophe Demerson, président de l’Unpi ajoute , «L’ambiance est tendue chez les copropriétairesAvec la pénurie des matériaux dont les prix augmentent et les banques réticentes à accorder des crédits, les travaux peinent à se lancer, le calendrier est pratiquement impossible à tenir , alors que dans 7 ans la moitié du parc privé devra être rénové». De son côté , le ministère du Logement, défend son nouveau DPE, «plus fiable et plus complet» il devrait être en mesure «d’ici quelques semaines de partager des données fiables» sur son impact réel, qui ne se base plus sur les factures d’énergie, mais sur les caractéristiques du bâtiment (qualité de l’isolation, système de chauffage , type de fenêtres...).

 

 Comme le gouvernement , les professionnels de l’immobilier veulent orienter les Français à entreprendre des travaux avec l’aide du dispositif « Ma Prime Rénov »  et déjà 430.000 dossiers ont été validés depuis le début de l’année. Mais cette prime estiment-ils  est «insuffisante pour garantir la réalisation de travaux qui pourront améliorer significativement le classement énergétique des biens concernés. Il faudrait lancer rapidement des travaux d’ampleur et cela représente un coût.»  Deux milliards d’euros supplémentaires, destinés à rénover les logements des Français seront ajoutés en 2022 , a annoncé le premier ministre .

 

 Pour 2021, 1,3 milliard ont déjà été consommés ce qui représente seulement 3 000 euros d’aide par dossier. Ce qui est très peu , comparé au coût moyen que représente une rénovation globale, soit environ 40.000 euros. De plus avec le resserrement du crédit, de plus en plus d’acheteurs risquent de manquer de moyens pour rénover leur bien . De quoi réduire le nombre de candidats pour des vendeurs qui, faute de moyens, devront de plus en plus se résoudre à céder leur bien. Olivier Colcombet, président du réseau immobilier Optimhome résume ainsi la situation «Aujourd’hui, un acheteur a plutôt intérêt à acquérir un logement pas rénové quitte à payer une facture énergétique plus élevée et faire les travaux plus tard plutôt que de songer à acheter un logement rénové beaucoup plus cher mais qu’il ne pourra pas financer».

 

 L’Unpi, la Fnaim et Plurience , ont proposé deux solutions au gouvernement pour remédier à cette situation qui tend sérieusement , le marché : la première serait de doubler le plafond des déficits fonciers imputables sur le revenu, quand le montant des travaux de rénovation représente au moins  40% de travaux énergétiques ; l’autre proposition serait d’élargir le Denormandie dans l’ancien aux passoires thermiques pour pouvoir les garder dans le parc locatif. En concluant : «Le projet de loi de finances 2022 doit intégrer des mesures fiscales allant dans ce sens  pour qu’uneveritable rénovation des logements de grande ampleur soit possible.»

 

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